CHATEAU FRANCQ
(1908-1951)
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Patrick CORDIER
HISTORIQUE
LES ARMOIRIES

La famille FRANCQ semble être d'origine liègeoise; le premier Francq connu (Jehan) est né vers 1560.  Il était échevin de la haute cour et justice de Dampremy...
ARMES : d'azur à une couronne d'or accompagnée de quatre étoiles du même, une en chef, deux en flancs et une en pointe.
Jules Maximilien FRANCQ
est né le 6 décembre 1860, de Mme Rose BIERBEAUX (décédée 2 ans plus tard) et de Mr Martin FRANCQ qui se remaria ensuite avec Mme Julie FRANCQ (dite Maman Julie).

En 1884, Jules rencontre Melle Eugénie PROËR, dite "Alida".  Il l'épousa, après 37 ans de vie commune, le 23 mars 1921.
Alida PRÖER
JF
JF
Issu d'une famille aisée et appartenant à la bourgeoisie de l'époque, il décida, en 1906, de construire "son château", à la rue de la madeleine.


Le bâtiment, terminé en 1908, regorgeait de luxe : une centaines de fenêtres, trois étages, colonnes corinthiennes, fers forgés...

Cette construction avait coûté, à l'époque, la bagatelle de 350.000 FB.

En outre, cette bâtisse possédait un jardin d'hiver, une sellerie, des écuries, des serres, un moulin, une remise pour voitures, un jardin et une grotte artificielle.

Quelques exemples du mobilier de l'époque, sauvé de la destruction...
Au début de la guerre, en 1914, J. Francq se réfugie en Angleterre.  Le château est alors occupé par des officiers allemands. Il fut saccagé et pillé.

Après restauration, le château redevint le centre de la vie de Heigne : la "grande vie" comme disait J.F.

(Réceptions, banquets, fêtes avec vins d'honneur, champagnes...)

Ci-contre, une photo prise lors de la restauration du château.
Toujours dans la rue de la Madeleine, c'était le SALON FRANCQ.

J.F. y organisait concerts, spectacles, réunions, bals, etc... pour les gens de Heigne.

Cette maison fut transformée, plus tard, en phalanstère par la société des charbonnages du centre de Jumet.


Jules Francq était un personnage hors du commun faisant le bien tout autour de lui : il aidait les déhérités, les orphelins, allait voir les malades, faisait dons aux déportés et invalides de guerre...

Il a été président : du cercle musical de Jumet, de la Croix-Rouge, de la Commission de l'hôpital sanatorium de Jumet et de la Commission des hospices, aidant les enfants tuberculeux, ouvrit une maison de repos...

C'était un libre penseur, anticlérical, franc-maçon (sans jeu de mots !).