HEIGNE ILLUSTRE

1. Rue de Mons et son Puits Saint Quentin
Philippe GOETHALS
Vue du Puits depuis le dessus de la colline d'Heigne
Le Puits Saint Quentin doit son nom au fait que c'est une société française de Saint Quentin dans l'Aisne qui acheta en 1838 la concession de la Fosse du Bois d'Heigne, une exploitation minière datant du début du 18e siècle.

Ce n'est qu'en 1850 que la Fosse Saint Quentin s'équipe de machines à vapeur pour remonter le charbon à la surface.

En 1854, la société fusionne avec une autre société jumétoise regroupant les exploitations "Caillette, Hermite et Grosse Fosse".  De cette fusion nait la "Société anonyme de la Vallée du Pieton".  Elle sera liquidée en 1871 et acquise par Jacques et Louis Misonne, Jules et Albert Drion, Andris-Drion et le comte de la Serna; cette société se liquidera en 1883 et sera reprise par Joseph Biernaux qui la remettra sur pied.

Le premier Août 1885 la "Société Anonyme des Charbonnages du Centre de Jumet est constituée et englobe la Fosse Saint Quentin ainsi que toutes les exploitations se partageant le sous-sol du centre et du nord de Jumet.

Le Puits Saint Quentin a cessé d'être exploité le 27 janvier 1967.
Vue (début XXe s.) depuis le quartier de la Lorraine.  A l'avant plan, rue de la libération.
Dans le fond de la rue de Mons on découvre l'entrée du Puit.  Sur la droite de la photo ci-dessus on distingue le monument dédié aux anciens mineurs de Saint Quentin offert par les "Vîs Ouyeûs d'Sinte Bârbe". 
Ces deux photos sont récentes (avril 2001).  Depuis, le mur en arc de cercle que l'on voit sur la vue ci-dessous n'existe plus.  Il a été abattu afin d'agrandir l'entrée pourfaciliter le passage des camions venant livrer une nouvelle société.  En effet, l'entreprise de matériaux "Evrard Felix", qui occupait les lieux depuis le début des années 1970, vient juste de déménager.  Espérons que le reste du site soit préservé.
Nous voici bien avancé dans la rue de Mons, où elle n'est plus actuellement qu'un sentier à travers la forêt.  Lors de vos promenades, vous remarquerez sur votre droite deux petits terrils séparés par une sorte de sentier où jadis les wagonnets du charbonnage faisaient le va-et-vient entre le site du rivage (port de chargement du charbonnage sur le canal Charleroi-Bruxelles, à Roux) et le carreau Saint Quentin dominé par sa tour à molettes.  Quant au terril se situant à gauche du sentier, on peut s'imaginer que par sa forte déclivité, il empièta au fil des ans sur le tracé initial de la rue de Mons qui jadis zizgagait à travers le bois d'Heigne.