Philippe GOETHALS
A LA DECOUVERTE DE HEIGNE
13. Rue de la MADELEINE
Nous nous situons au coin de la rue SCHMIDT et de la rue de la MADELEINE en direction de Gohyssart.  La rue Schmidt débutait à ses deux extrémités par deux par deux cafés.  On se trouve maintenant devant l'ancien "Café de la Madeleine".  Quelle métamorphose !  L'aspect du bâtiment a complètement changé, les murs ont été crépis et les fenêtres supprimées pour donner place à de larges baies.  Dommage que ce bâtiment ne soit plus exploité de nos jours. 
Cette vue a été prise entre 1940 (date d'ouverture du cagé) et 1951 ; puisque nous apercevons encore les tours du "Château Francq" à droite sur la photo.
(1951 : date de sa démolition pour faire place à une rangée de maisons sociales construites par le charbonnage du centre.
Empruntons à présent la rue de la Madeleine et nous pouvons longer, à gauche, les grilles du Château Francq".  Ces grilles ont été forgées par Monsieur DEHON, une véritable oeuvre d'art.
Ci-dessous Jules FRANCQ posant devant les annexes de son château.
Découvrons maintenant le magnifique château de Jules Francq.  Il a été construit en 1906.  Ce château modern-style fut le symbole de la vie de Heigne.  Il fut malheureusement démoli en 1951, victime des dégats miniers.
Ce sont les deux seules cartes postales où le château est représenté en "paysage".  On peut donc y voir ainsi l'ensemble du site avec son mur d'enceinte et sa superbe grille.
Symbole de la vie populaire et culturelle de Heigne, combien de groupements et de sociétés de Madeleine furent reçus dans les salons de cette demeure ?
A droite, ce sont les Guides qui y sont reçus en 1918.
Continuons notre périple.  On remarque sur la droite, un long mur en briques le long duquel se dresse la tribune officielle lors de la Marche de la Madeleine.
C'est là que les autorités assistent à la "rentrée" (retour au point de départ) de la Marche. 
  Autrefois, lorsque le château Francq existait encore, c'est devant celui-ci que tout se passait comme on le voit ci-dessus.
Presque en face du mur de la tribune, il y avait un marchand de légumes dont on voit une publicité ci-dessous.
De nos jours (2004), c'est devenu une librairie.
La seule et unique pour tout le quartier d'Heigne !
Juste après la librairie, on aperçoit une petite "bicoque" qui a disparu depuis ; elle s'est effondrée juste avant la Madeleine en 1999.  C'est de ce coin, sur la gauche de la vue ci-dessus, que débouchent tous les groupes de Madeleine pour le défilé avant la tribune.
Descendons plus loin dans la rue de la Madeleine et juste en face de la brasserie, nous pouvions découvrir l'ancienne maison "Gosselin-Thon".  Le bâtiment a été détruit et remplacé par toute une rangée d'appartements et de garages.
Ce commerce s'expatria par la suite à Jumet Gohissart dans la rue de marchienne.
Vue de la rue de la Madeleine, par l'autre "bout".  On aperçoit, à gauche, la maison "Gosselin-Thon", et en face, la Brasserie de l'Union (voir rue Derbeque).
Au coin, à gauche, un marchand de cigares et tabacs.
Nous nous situons dans le lieu-dit "le fond Eliars".
Rappelons qu'autrefois la rue de la Madeleine s'appelait "Chemin d'Heigne à Dampremy" (début du 19e siècle, ou "Chemin Capitte".
Fin du 19e, elle s'appelait la rue "Des Cent Pieds", à cause de sa grande largeur, inhabituelle pour l'époque.
Elle porte son nom actuel depuis 1898.
L'angle de la rue de la Madeleine et de la rue des Aiselies débutait jadis par un célèbre marchand de cycles : "Van Nevelle".  Ce n'était pourtant pas sa seule marchandise...
Avec une loupe, on peut lire sur la vitrine : "on parle flamand" !