Philippe GOETHALS
A LA DECOUVERTE DE HEIGNE

11. Rue WATTELAR
Nous aboutissons en sortant du Parc Bivort dans la rue Wattelar, sur la gauche, vue ci-dessus, nous nous dirigeons vers la Mallavée qui débute ses "frontières" juste après le "pont Wattelar".

Par contre sur notre droite, après quelques mètres, vue ci-dessous, on découvre l'entrée de l'ancien parc MON PLAISIR, une construction particulière par rapport aux autres habitations de la rue.
Le Parc MON PLAISIR fut ouvert en 1932 par Fernand Devaux.  Le quartier du Spinoy était très vivant autrefois, les Jumetois avaient coutume d'aller se divertir au son des orchestres car chaque dimanche, il y avait bal.

Ils avaient l'embarras du choix, la rue Wattelar comptait en effet trois "prés fleuris" :
le parc "Mon Plaisir", le parc "Floris Henry" au n° 54 et enfin le parc du "Spinoy", situé au Fourçon qui à l'épque possédait déjà un cinéma.
C'est dans le parc "Floris Henry" que la Garde Civique Jumetoise se réunissait le dimanche matin pour ses manoeuvres hebdomadaires.  Après leur prestation, le groupe repartait en musique vers la Mallavée ou les membres se partageaient entre les différents cafés de la place.  On aperçoit sur la photo du dessous deux scouts tenant la pancarte signalétique du régiment en train de poser, nous sommes en 1914.
Sur le côté gauche de la rue Watelar, en allant vers Heigne et presqu'en face du parc "Mon Plaisir", on aperçoit une vaste demeure qui autrefois était le siège de la Banque Populaire dont le Président n'était autre que le Sénateur-Bourgmestre, Jules Francq.

Aujourd'hui, le bâtiment est occupé par un fleuriste.  Quel constraste d'activité !
Un peu plus loin de l'ancienne banque, nous arrivons à une ferme.  On ne la remarque pas mais il s'agit bien d'une ferme, un attelage stationne juste devant l'hbitation.  La cense était exploitée par la famille FOSTY qui y habite toujours. 

La ferme est longée par le Sentier de l'Alliance reliant la rue Wattelar à la rue Wauters, l'ancienne rue du Grand Central.

Autrefois ce sentier s'appelait rue Fosse à l'Tère car il donnait accès à un ancien CAYA dont le site est occupé actuellementpar les entrepôts Wagner.  C'est ce Caya qui donna le nom au quartier.

Ce quartier organisa après la seconde guerre mondiale de nombreuses réjouissances animées par la célèbre "Philarmonie Atomic du Caya", représentée au complet ci-dessous, et dirigée par le professeur Radar.
(Le groupe pose ici dans la rue du Grand Central).


Juste après la ferme, se situait l'ancienne imprimerie Pierre Hosdain, réputée pour l'édition de ses cartes postales.  Cette maison fut reprise ensuite par G. Marin-Lefort et ensuite par Edmond Marin.

De nos jours, l'imprimerie a cessé toute activité et la façade a été complètement transformée suite à un incendie.
Continuons notre chemin et nous arrivons au Fourçon : ancien mot signifiant fourche à deux dents comme le font en réalité la rue du Spinoy (non visible sur la gauche de la photo ci-dessus) et la rue Wattelar.

Malgré les apparences, c'était la rue du Spinoy qui constituait autrefois la rue principale.
Constatez que la pharmacie, sur la gauche, existait déjà à l'époque, il y a quand même 100 ans qui nous séparent de cette vue, la date sur la carte postale mentionne 1901.

Si nous poursuivons notre chemin, nous débouchons sur les anciens bâtiments de la poêlerie Dehon si modernisés depuis par le successeur, "Les poêleries Jordan", qu'on a bien du mal à se repérer sur la photo; heureusement qu'il y a une légende sur la carte postale.
Le magasin de la poêlerie Dehon était autrefois situé plus loin dans la rue Wattelar, à l'emplacement de l'ancienne teinturerie de "la Cité".  C'était à l'origine une quicaillerie et un marchand d'articles ménagers comme on peut le lire sur la vitrine du magasin. 

Mais françois Dehon vendait déjà des cuisinières et des poêles émaillés.  C'est cette dernière activité qu'il développa et qui fit la société florissanteque nous avons connu jusqu'à ce que la famille ne remette ses activités à la firme "Jordan", en 1977.
La Miroiterie de l'étoile se situait également à la rue Masure, au coin de la rue Wattelar.  C'était un atelier dedécoupage et de façonnage de verre, appartenant à Fernand Mahieu.
Elle disparut accidentellement dans un incendie au début des années 1970.
Au loin, au centre de la photo, on aperçoit le café du "Vi Heigne".  A droite, à l'avan plan, c'était l'ancien marchand de légumes "chez Gianni".

Ci-dessous, nous sommes presqu'au bout de la rue, devant l'ancienne grille donnant accès aux annexes du château Francq de la rue de la Madeleine.  La grille a disparu mais certains bâtiments en arrière plan existent toujours.
Ce bâtiment existe toujours.  Il s'agit du café "Vi Heigne", situé à l'angle de la rue Schmidt et de la place Francq; autrefois le café "Gaston Schmidt" qui offrait également les services d'un salon de coiffure et d'une parfumerie-pharmacie.

A gauche sur la photo, dans la rue Schmidt, une charette attend patiemment un des consommateurs.

Sur le mur de la façade on aperçoit une affiche qui annonce le prochain programme du théâtre Varia : "Le Robinson Moderne".

En dessous de la plaque de la place Francq, on distingue une autre plaquette qui n'est nullement commémorative puisqu'étonnament le texte est "Traitez les animaux avec douceur".